Komunikabideak / Euskal Herria - 12/04/2010
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Le juge de l'Audience Nationale a annoncé la relaxe de Martxelo Otamendi, Iñaki Uria, Joan Mari Torrealdai, Txema Auzmendi et Xabier Oleaga, les cinq anciens dirigeants du quotidien basque Egunkaria.
Le président de la chambre des affaires pénales de l'Audience nationale (la plus haute instance pénale espagnole), Javier Gómez Bermúdez, a annoncé la relaxe de Martxelo Otamendi, Iñaki Uria, Joan Mari Torrealdai, Txema Auzimendi et Xabier Oleaga, les cinq anciens dirigeants du quotidien basque Egunkaria, fermé en 2003 pour des liens supposés avec l'ETA.
Par ailleurs, la décision judiciaire remet en question la constitutionnalité de la fermeture du quotidien basque. Le président de la Chambre des affaires pénales a signalé qu'il n'a pas été démontré que les cinq accusés aient "un rapport avec l'ETA ni que la bande ait agi sous les directrices de l'ETA". En outre, il n'a pas été démontré non plus, "ni direct ni indirectement", qu'"Egunkaria ait défendu les principes de la bande terroriste" ou que le quotidien basque "ait publié un seul article en faveur du terrorisme ou des terroristes".
Le procureur avait demandé la relaxe des cinq anciens dirigeants du quotidien basque en soulignant qu'il n'y avait aucune preuve démontrant que des liens existaient entre le journal et la bande armée ETA.
Il avait souligné, lors de la dernière séance du procès, que durant les 13 années d'existence du journal, "on n'a pas trouvé une seule information, un seul article, ni une seule ligne qui démontre que l'ETA lui servait à quelque chose" comme les accusés n'ont eu de cesse de le répéter. Il avait demandé la relaxe.
La partie civile, par contre, a toujours maintenu sa position. L'association Dignité et Justice et l'Association des victimes de terrorisme avaient demandé une peine d'entre 12 et 14 ans de prison et 15 ans d'inhabilité.
Les cinq accusés, Martxelo Otamendi, Ignacio Maria Uria, Juan Maria Torrealdai, Jose Maria Auzmendi et Javier Oleaga, ont toujours nié avec fermeté le fait que le journal puisse faire partie de l'organisation ETA. Ils ont unanimement qualifié d'infondées les accusations qui leur ont été faites.
L'Audience Nationale avait décidé en juillet 2009 de poursuivre la procédure, malgré la demande du parquet et de la défense de classer l'affaire.
Le quotidien basque Euskaldunon Egunkaria fut fermé le 20 février 2003 sur ordre du juge de l'Audience nationale, Juan del Olmo, et plusieurs journalistes et membres du conseil d'administration furent mis en détention. Le juge considérait que le quotidien poursuivait les mêmes objectifs que l'ETA et contribuait à renforcer les structures de la bande armée en générant des sociétés-écrans.
En décembre 2006, le procureur Miguel Angel Carballo avait conclu qu'il n'y avait pas d'indices suffisants pour maintenir les accusations contre les inculpés.
Depuis la fermeture du quotidien, de nombreuses manifestations de soutien se sont déroulées au Pays Basque et ailleurs.
Source: http://www.eitb.com/infos/politique/detail/395794/relaxe-cinq-dirigeants-degunkaria/
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